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  • Audrey Grenier

Chaque action équivaut à une intention. Ce que les femmes veulent vraiment…


La plupart d’entre nous rêvent d’être marié à un homme attentionné. Les filles, les ados et les femmes aiment aller dans cet espace-temps imaginaire, visualisant notre prince charmant. Elles veulent voler de légèreté, comme un oiseau dans les cieux déployant ses ailes pour voler à tout jamais sans se refermer. Voler de bonheur et de désirs, mais surtout d’amour.


Or, nous, les femmes modernes, donnons tellement d’importance à bien faire les choses que nos exigences envers nous-mêmes sont trop agressives. Face à ce fait, nous ressentons un inconfort total dès qu’il y a place au doute quant à la qualité de la perfection de nos faits et gestes. Beaucoup de femmes seront en conflit entre la cellule familiale et leur vie professionnelle. Ce scénario s’applique à notre mari, à nos enfants et même à notre travail. Et force est d’admettre que nous avons beaucoup de difficulté à déléguer les tâches et devoirs.


Pour moi, ce mécanisme provient tout simplement d’une conscience humaine, quoique les causes soient aussi très importantes. Présentement, notre société vise la perfection, car les critères sont très élevés. Résultat : la femme ressent une constante pression de performer dans toutes les sphères de la vie.

Le besoin de performer chez la femme est selon moi une lourde conséquence du post-féminisme : la femme a voulu faire des études et avoir un travail stimulant elle aussi. Or, une fois qu’elle devient mère, elle est constamment déchirée entre son rôle maternel (millénaire) et professionnel. Au bureau, elle se sent coupable de ne pas s’occuper de ses enfants. À la maison, elle s’ennuie et craint que son entourage professionnel ne la trouve pas investie dans sa carrière. Elle cherche constamment l’équilibre, mais il est difficile à trouver. D’où un constant sentiment de culpabilité.


Je vois beaucoup de femmes mères qui semblent frustrées d’avoir à jouer tous ces rôles à la fois, qui n’y arrivent pas et, donc, qui trouvent comme solution de tout contrôler pour que tout tourne rondement. C’est une charge mentale très lourde. De plus, ce standard amène automatiquement un stress qui enclenche un moteur d’automutilation psychologique.

Je dis bravo aux femmes qui sont capables de maintenir une maison propre, de travailler à temps plein et qui sont comblées professionnellement parlant sans atteindre l’épuisement. Avoir une carrière stimulante, maintenir une vie de couple qui baigne dans le bonheur absolu, alimenter un cercle social non négligé et des enfants comblés au maximum est le plus grand défi de la femme moderne, défi qui est sans aucun doute une conséquence du post-féminisme. Par-là, je veux dire que la femme doit chercher constamment son équilibre entre son rôle professionnel et son rôle de mère, sans ressentir de sentiment de culpabilité. Un grand défi au programme, qui n’existait pas pendant des siècles et des siècles, amen!

Ma mère avait décidément choisi son rôle professionnel au détriment de son rôle parental ou familial, même si elle avait de bonnes intentions : subvenir aux besoins de la famille. Elle était totalement investie dans la sphère professionnelle, mais peu équilibrée dans son rôle parental et conjugal puisqu’elle était souvent absente, et dans son rôle social, puisqu’elle était très solitaire et peu disponible.


Ainsi, il est très rare d’atteindre la perfection dans chacune des sphères de la vie. Je parle des 14 besoins fondamentaux de l’humain selon Virginia Henderson qui englobe les sphères sociale, professionnelle et familiale. Or, cette chercheuse américaine oublie de dire que nous ne pouvons point combler ces zones à 100 % au quotidien. Nous ne devrions jamais perdre de vue cette idée et apprendre à bien équilibrer la satisfaction de tous ces besoins fondamentaux.


Voici les 14 besoins fondamentaux de Virginia Henderson :

1. respirer

2. boire et manger

3. éliminer

4. se mouvoir et maintenir une bonne posture

5. dormir et se reposer

6. se vêtir et se dévêtir

7. maintenir sa température

8. être propre

9. éviter les dangers

10. communiquer

11. pratiquer sa religion ou agir selon ses croyances et ses valeurs

12. s’occuper en vue de se réaliser

13. se recréer

14. apprendre.


Ce qui est fascinant c’est que chaque individu peut être perçu différemment selon la sphère de sa vie. Ainsi, une même personne peut être admirée par ses collègues de travail, mais être dénigrée dans la sphère familiale. Cette même personne peut être performante au bureau, mais médiocre dans sa vie familiale et même absente en négligeant grossièrement sa femme ou son mari et ses enfants.

Le regard posé sur une personne n’est donc pas le même dans chacune des sphères de la vie. Or, notre opinion n’appartient qu’à nous. Nous ne pouvons pas juger quiconque si nous prenons connaissance de ce fait, n’est-ce pas? La leçon à en tirer, c’est qu’il ne faut point juger les autres.


Je prends exemple sur mon père. Il était un héros au travail, un bon samaritain prêt à aider quiconque. Il était passionné par sa profession et transmettait cette passion aux autres employés. Ses collègues le vénéraient! C’était un personnage aux allures fines qui s’exprimait avec aisance et humour. Il était très talentueux, intelligent, créatif, généreux… mais complètement à vide sur le plan familial.

À son service mortuaire, la salle était pleine à ras bords. Il y avait ses amis, des collègues de travail, des membres de la famille de sa conjointe, mon frère, ma sœur, ma mère, moi et la parenté. Chacun d’entre nous avait sans doute une image différente de cet homme.

Imaginons une pièce de théâtre. Chaque spectateur sortira du théâtre en verbalisant un compte rendu différent, même des réactions et des impressions à l’opposé. La vie est une question de perceptions!


Revenons à ma mère. Cette femme dans la pièce court comme une fourmi. Elle court partout : entre le travail, la maison, les courses, les tâches ménagères, la cuisine. Elle se dirige lentement mais sûrement vers l’épuisement pour atteindre la dépression.

Je vous parlais plus haut du pouvoir des sphères de vie. Ma mère vivait auprès d’un homme admiré au travail, voire vénéré par ses collègues, mais déplorable au sein de sa propre famille, dans le sens où, bien qu’il fût à la maison le soir, il abusait de ses enfants. Je peux dire que les gens adoraient mon père : il était le centre d’attraction partout où il allait. Or, il était un mari absent et peu attentionné envers maman. Je ne me rappelle pas les avoir vus s’embrasser ou se dire des mots doux.

Je me demande encore qui était réellement cet homme, car ce qu’il démontrait aux gens et le véritable visage de sa personne étaient tellement différents! Malgré tout, au-delà de sa pédophilie, il prenait du temps pour faire des activités avec nous la fin de semaine. Je me souviens d’être allée faire du go-kart et du cheval.

Je ne peux décrire cet être uniquement avec ses défauts et sa maladie, car, dans chacun de nous, on retrouve des qualités. Pierre était très artistique et avait une intelligence hors du commun. Peu importe qui nous sommes, il y a du bon dans chacun de nous.

Ainsi, ma mère s’accrochait pour tenter de traverser ces épreuves sociales de victimisation, de performance, de devoirs familiaux et de devoirs professionnels. Son cercle social était absent puisqu’elle nageait dans une solitude constante. En somme, elle essayait de faire de son mieux avec les outils dont elle disposait. À l’époque, en raison de mon expérience de vie, je jugeais ma mère avec beaucoup de colère. Aujourd’hui, je la comprends, et ce, sans la juger. Je comprends sa douleur, qui a été différente de la mienne, de celle de ma sœur et de mon frère. Son mal et sa peine ont été présents jour et nuit, sans lui laisser de répit. Je comprends qu’elle n’a alors pas su trouver des outils pour l’aider, car elle a vécu dans le déni pour continuer d’avancer. Ses épreuves ont été le décès de son frère, de son père, un mariage à l’eau, de l’inceste par son propre mari sur ses enfants, un enfant qui a reçu le diagnostic de schizophrénie, et ce, alors qu’elle était responsable de ses trois enfants.

En fait, un déséquilibre de notre santé nous lance des messages. Cet engrenage peut tourner, mais il ne s’arrête pas seul, malheureusement. Ce qui gravitait autour de ma mère était très superficiel. Elle adoptait l’attitude de l’autruche en sachant pertinemment que la vie, elle, n’était point menteuse. Ce n’était qu’une question de temps puisque la vérité nous rattrape toujours. C’est si vrai que, lorsque nous ignorons nos valeurs pour adopter un mode de vie qui ne nous appartient pas, notre corps devient le foyer de diverses maladies.

Ces messages sont envoyés pour nous ramener dans notre état d’âme naturel. Ce processus est enclenché naturellement par notre corps et par nos émotions dans l’unique but que nous nous respections entièrement. Je suis extrêmement bien placée pour le confirmer – j’en parlerai plus loin–, car j’ai moi-même été très malade en raison d’émotions négatives et d’un mode de vie incompatible avec mon véritable moi.


La vie est expérience peut importes d’où tu arrives, derrières chaque action se cachent des intentions. Ce qui importe ce sont tes décisions au moment où tu les prends et l’écoute de tes ressenties. Tu dois t’adapter aux épreuves et situations de la vie constamment. N’oublie jamais que tu es la personne la plus importante au siège de ta vie. Il faut être un team avec soi-même avant de chercher à l’extérieur de soi. Moi-même, je cherchais mon prince partout sans penser à un équilibre intérieur. Je mettais plus d’attention sur le regard des autres et les exigences des standards collectifs.


Je veux le livre: http://www.atma.ca/produits/abus-violence-manipulation-je-peux-m-en-sortir/

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