Rechercher
  • Audrey Grenier

Regard sur le système scolaire au Québec, témoignage d’une adolescente.

Est-ce que le système d’éducation au Québec propose des services selon les réels besoins des jeunes? L’offre est-elle contraire à la demande?

Témoignage d’une adolescente sur sa perception du système :

V : « Personnellement je trouve que le système scolaire pour ce qui est du côté services étudiants pour aider les jeunes comme psychologue, etc. Oui je l'accorde qu'il y en a beaucoup et que souvent c'est les jeunes qui ne veulent pas aller vers eux, mais je trouve que par exemple les enseignant et tous ceux qui sont dans le domaine scolaire devrait être capable eux aussi d'avoir un interaction avec les jeunes bien souvent on le remarque quand un élève ne vas pas très bien ou juste prendre un enseignant qui pourrait juste poser la question de <est-ce que ça va?> ou même de lui ''prendre un rendez-vous'' pour le rencontrer dans son bureau à une pause ou sur le dîner! Je sais que les enseignants en ont beaucoup à faire, mais je crois que prendre un petit 10 minutes pour discuter avec un élève ne vas pas les tuer...!?Prendre en considération aussi les élèves que lorsque leurs notes chutes d'essayer de voir ce qui cloche car il/elle était bon à l'école, mais qui à chuter car ça ne vas pas bien à la maison! Je trouve aussi que certaines écoles ne mettent pas le budget que la commission scolaire leur attribut est dépensé aux mauvais endroits je ne dirai pas le nom de certaines écoles, mais plusieurs mettent le budget aux mauvais endroits selon moi disons que de mettre le budget dans la technologie aux lieux de quelques choses de plus utiles pour les élèves comme pas juste 1 psychologue sa aiderait et plus de soutiens pédagogique! Comme de l'aide au devoir après l'école surtout au secondaire!! J'espère juste que le système scolaire va se réveiller un jour car les jeunes décrochent de plus en plus de l'école car ils n'ont plus de motivation, mais aussi car certains ont tellement de difficulté qu'ils en arrachent alors ils abandonnent..! J'espère juste d'un jour cela v'a avoir plus d'importance que les élèves aillent les besoins nécessaire au lieu de penser qu'a l'argent. »

Moi : « Que penses-tu des professeurs au niveau de l’échange avec les élèves et de la communication? »

V« Ben perso mon école y sont vraiment pas organiser certains professeurs donnait même pas d'explication après les cours certaines écoles il y a même pas d'aide tout court ta pas compris la matière tu t'arranges. Ce n’est pas facile l'école car ils ne mettent pas les bonnes choses à bonne place. »

Moi : « OK, si tu avais la possibilité de faire ces changements, tu ferais quoi ? »

V : « Je mettrais plus de soutiens pour les élèves. Psychologue, des professeurs pour aide aux devoirs. Des personnes comme psychologue mais qui s'occupe du cheminement scolaire pour trouver solution pour éviter de décrocher. »

Moi : « Ok parfait et l’approche idéale c’est quoi et comment ? »

V : « J'avais un très bon lien avec toi tissée des liens fort et la confiance y était c'est d'avoir un rapprochement avec la personne sois sa math ou non. L'approche idéal je crois que c'est de première être dans un environnement où l'élève se sent à l'aise et dans son élément.»

Moi : « Intéressant, je crois que le fait d’être dans une salle rigide sans appartenance face à un inconnu est peu invitant! Tu proposes quoi toi ?»

V : « Un lieu pas trop renfermer pour faire penser à un bureau de psychologue

Moi c'est ça que je déteste psychologue tes dans un local avec quelqu'un que tu connais à peine. »

Moi : « Les qualités et aptitudes de l’intervenant idéal selon toi ? »

V « J'ai tellement été souvent dans des local comme ça que c'est pour ça que j'allais pas voir le T.E.S

Pas stressant, plutôt calme, détendu montré de l'intérêt envers le jeune et être capable d'interagir avec l'élève être capable de lui faire voir des deux côté les choses pas juste négativement.

Moi : « Merci du partage A+ »

Voici un partage qui donne le pouls des jeunes. Le témoignage de cette personne vient appuyer mes observations terrain. Quand je donnais des ateliers à l’école qui était rattachée à une maison des jeunes, j’ai compris que le jeune qui voit un intervenant ou animateur à l’école et/ou à la maison des jeunes était dans un environnement plus propice au partage.

Quand on vit des situations dramatiques où des difficultés, c’est quasi impossible d’être transparent devant un adulte inconnu dans une salle inconfortable, sans avoir de lien de confiance.

Voici un extrait de mon livre p.128

L’importance de la prévention

Voici un document qui m’est tombé sous la main lors de ma deuxième année d’écriture de ce livre. Je cherchais des choses dans de vieilles boîtes à la maison familiale quand ce bout de papier est apparu. J’ai décidé de le partager avec vous, car je crois que la prévention des situations graves ou de bonnes interventions pourraient empêcher d’aggraver de telles situations. J’ai enlevé le logo de l’école ainsi que la signature de la psychologue par respect de la confidentialité.

Bien que j’aie vu la psychologue de l’école, je n’étais pas à l’aise de dire toute la vérité devant cette étrangère. Par ailleurs, ma mère n’a jamais fait en sorte que nous soyons toujours avec un autre adulte; nous étions souvent seules avec mon père. De plus, ma sœur à elle aussi subi de l’abus sexuel grave.

Le système est loin d’être efficace en matière de prévention. Il nous faut agir en ayant toujours en tête le mot prévention. Dans mon cas, comment une simple rencontre d’un enfant avec une étrangère aurait-elle pu tirer au clair une situation dangereuse ou absente de danger? J’étais loin d’être à l’aise à l’idée de discuter devant cette femme étrangère. Je venais de déchirer ma propre famille en verbalisant mon secret, alors j’étais encore plus renfermée.

Évidemment, une relation de confiance entre un psychologue et son patient se développe au fil des rencontres et du temps. Mal à l’aise, je n’ai pas voulu continuer de consulter la psychologue de l’école. Toutefois, je ne comprends pas que l’école ne soit pas allée plus loin dans le dossier et que la psychologue n’ait pas tenté de m’amadouer pour me pousser à m’ouvrir à elle. Je crois qu’il y a eu négligence par rapport à mon cas. Ce type de situation ne devrait jamais être pris à la légère.

La question est donc : qu’est-ce qui aurait dû être fait ou qui n’a pas été fait? Il y a eu négligence de ne pas aller plus loin auprès de moi pour me soutenir dans mon épreuve. Une demande d’intervention aurait dû être faite à la maison, directement sur le terrain, avec une rencontre auprès de chaque membre de la famille.

Plus haut dans son témoignage, Anne Grenier a avoué avoir dénoncé un adolescent abuseur qui vivait près de chez elle. Elle a alors fait des recommandations à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) .Cette dernière voulait retirer la jeune sœur de son foyer, alors que l’adolescent abuseur était l’unique personne qui aurait dû le quitter pour se faire soigner. Si Anne n’était pas intervenue, la petite aurait été en famille d’accueil, alors qu’elle n’avait pas à être retirée de sa maison! Par chance, c’est le frère abuseur qui a dû partir en centre de thérapie, et non elle.

Je ne peux comprendre comment ma situation a été reçue de la part de la psychologue et de l’école, et encore moins de ma mère. Si un préjudice est vécu et qu’il découle d’une perception collective ou d’une norme sociale, pour quelle raison cette collectivité n’assume-t-elle pas ses responsabilités? Responsabilité dans le sens où il ne faut pas rester dans le doute : nous devons aller au-delà des apparences pour nous assurer du fondement des choses.

Je vous rappelle que la plupart des gens qui subissent des agressions sexuelles connaissent leur agresseur. Un article publié sur le site www.agressionssexuelles.gouv.qc.ca révèle des statistiques surprenantes. Au Québec, 69 % des agressions sexuelles se produisent dans des résidences privées et sont commises à l’endroit de personnes mineures. L’article explique que les filles sont abusées le plus souvent par leur oncle, frère, cousin, père ou mère, conjoint, etc. Pour les garçons, ce serait des agressions produites à l’extérieur du foyer, par exemple l’entraîneur ou un enseignant.

Au Québec, la DPJ est constituée du personnel administratif et des personnes autorisées qui travaillent sous l’autorité du Directeur de la protection de la jeunesse. Ces personnes ont la responsabilité d’appliquer la Loi sur la protection de la jeunesse. (Source : Wikipédia)

L’article souligne que la plupart des agresseurs sont connus de la victime et de son entourage : conjoint, parents, collègue de travail, professionnel, voisin, ami d’école, et plus encore. D’où l’importance de ne pas prendre des situations à la légère, car au-delà des apparences se cachent des drames et des comportements qui passent sous silence. Voici une liste de signes pour reconnaître les victimes d’abus et pour être plus alertes à ce sujet. Cette liste est aussi tirée du site web www.agressionssexuelles.gouv.qc.ca :

Colère et agressivité, souvent manifestées envers l’entourage pour des choses banales;

peurs intenses;

état de déprime et tristesse;

sautes d’humeur fréquentes;

troubles du sommeil;

troubles de l’alimentation;

diminution du seuil de tolérance dans des situations perçues comme une menace pour la sécurité;

désorganisation et anxiété;

isolement.

Les réactions peuvent être influencées par divers facteurs comme l’âge, la forme d’agression et de violence, la personnalité, le milieu de vie, le lien avec l’agresseur, la fréquence, l’éducation, la réaction de l’entourage, etc. En résumé, il y a un profil de base, mais il faut savoir que chaque personne vit l’abus différemment et l’exprime à sa façon, ce qui ne doit pas échapper à l’étape de prévention.

Le rôle des proches est important. La protection des enfants est une responsabilité collective. En vertu de la Loi sur la protection de la jeunesse, toute personne a l’obligation de faire un signalement si elle a un motif raisonnable qui témoigne d’une situation d’abus ou d’un risque pour la sécurité d’un individu.

Je suis certaine que, si le gouvernement envoyait un questionnaire privé et en toute confidentialité pour prendre le pouls réel avec des données au domicile de chaque personne vivant au Québec, les résultats seraient saisissants!

Je propose un document avec des questions suivantes :

· Êtes-vous un homme ou une femme?

· Quel âge avez-vous?

· Avez-vous déjà subi une agression physique ou sexuelle ou de l’abus de cette nature?

· Quel âge aviez-vous lors de ces agressions ou de cet abus?

· Combien de temps ont duré les agressions ou l’abus?

· Avez-vous dénoncé votre agresseur/abuseur?

· Qui était-il? Votre père, votre mère, votre enseignant?

· Si vous ne l’avez pas dénoncé, pourquoi gardez-vous le silence?

· Par peur de récrimination par l’agresseur, par angoisse de dénoncer, par peur de briser la cellulaire familiale?

· Décrivez vos réactions à la suite de l’agression/l’abus. Ressentiez-vous de l’agressivité, de l’isolement? Ou étiez-vous totalement muet?

· Dans la mesure où vous avez dénoncé votre agresseur, quelles ont été les mesures de prévention établies pour vous et pour l’agresseur?

· Avez-vous des conseils à partager avec nous pour améliorer notre système de prévention collectif?

Je suis certaine que les résultats d’un tel sondage seraient utiles pour ajuster notre système d’éducation en milieu scolaire et même dans les foyers privés.

Nous sommes tous des intervenants à un moment de notre vie pour quelqu’un d’autre, et nous devrions tous intervenir sans laisser place au doute, peu importe la situation. N’oubliez jamais que nous sommes tous des intervenants sur différents plans.

« La pire souffrance est dans la solitude qui l’accompagne. »

André Malraux (1901-1976), auteur et homme politique français


Je veux le livre: http://www.atma.ca/produits/abus-violence-manipulation-je-peux-m-en-sortir/

Reste Connecté

J'adorerai entendre parler de toi

  • Facebook

 AUDREY GRENIER 

Copyright 2018 - audreygrenier.net

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now